Le quatuor JANABARH

Le quatuor Janabarh, «le chemin» en arménien, réunit quatre musiciens de Marseille et Provence dans un programme liturgique et  traditionnel puisé dans l’exceptionnel patrimoine musical de l’Arménie et adapté pour 4 instruments à vent : 2 doudouks, clarinette et euphonium. Le doudouk est cet instrument arménien trois fois millénaire au son bouleversant inscrit par l’UNESCO au Patrimoine Culturel Immatériel de l’humanité.

Le quatuor a été crée à Marseille en janvier 2018. Depuis sa création, il s’est produit fréquemment dans toute la France. En décembre 2019, il participera notamment à une tournée des chants de Noël organisé par le département des Bouches du Rhône. 

Le programme  du quatuor reprend essentiellement des mélodies ancestrales arméniennes, parmi lesquelles des œuvres de Komitas, ce célèbre compositeur, ethnomusicologue et prêtre arménien, admiré de Debussy, qui dut s’exiler et finir sa vie en France suite au génocide des Arméniens. 

Les auditeurs sont invités à cheminer ensemble dans un émouvant voyage musical et spirituel entre Orient et Occident.

Les musiciens

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Né à Marseille en 1976.  Après des études de trompette au conservatoire de La Ciotat, il entreprend vers l’âge de 16 ans l’apprentissage de 3 instruments traditionnels arméniens (le shevi, le zourna et le doudouk).

Pour perfectionner son apprentissage du doudouk, il se rend régulièrement en Arménie  et étudie  auprès du maître  Gyorgy Minassov.  En 1994,  Michaël Vémian prend la   direction de l’orchestre Sassoun de la Jeunesse Arménienne de France. Avec cet ensemble qui compte aujourd’hui 35 musiciens, il va se produire sur de nombreuses scènes en France (Dôme de Marseille, Casino de  Paris, palais des festivals de Cannes…) et à l’étranger (tournée en Allemagne, Espagne, Bulgarie, Suisse et Arménie).

En 2000, il crée une école de musique traditionnelle arménienne au sein de la JAF. Il dirige cette école et y enseigne depuis. Il enregistre à plusieurs reprises pour différents reportages et films dans lesquels il fait découvrir les sonorités inimitables du doudouk.

Michaël Vemian/doudouk,beloul

Premier prix de clarinette et d’accordéon au CNRR de Marseille.  En 1998, il crée le quintette Nomadeus avec Frédéric Besozzi, Philippe Laye, Cédric Lecellier et Jean Namias (musiques d’Europe de l’Est). Ils enregistrent en 2003 un premier album intitulé Tzigish Land et un second ,Kleziane Bazaar, en 2009.
Il a collaboré également dans divers projets notamment avec Frédérique Wolf-Michaux, Ivan Romeuf, Monique Borelli, Chantal Rozjmann, ainsi qu’à l’ Opéra de Marseille. Il est également musicien de l’orchestre traditionnel arménien Sassoun de la Jeunesse Arménienne de France dirigé par Michaël Vemian.
Il est actuellement professeur d’accordéon au CNRR de Marseille. Il enseigne aussi à la Cité de la Musique (musique de chambre et clarinette dans le cadre de l’Orchestre au Collège).
Arrangeur et compositeur, son répertoire couvre des œuvres pédagogiques de musique de chambre ainsi d’orchestre. En 2011 il coécrit avec Michael Vemian « ARAMAZD », pour orchestre d’harmonie et ensemble traditionnel arménien (commande du festival Show de Vens)

Sylvain Gargalian/clarinette

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Né à Marseille en 1993 il intègre Dès l’âge de 5 ans la troupe de danse folklorique arménienne de la Jeunesse Arménienne de France à Marseille. Un an plus tard une école de musique y est créée. Levon commence alors l’apprentissage du shvi (flûte piccolo occidentale).
En 2005, il intègre l’orchestre traditionnel Sassoun avec lequel il fera ses premières scènes musicales à travers l’Europe. Levon n’a alors que 12 ans.
C’est en 2006 qu’il commence à jouer du duduk. Il se rend en Arménie trois années d’affilée pour apprendre auprès des plus grands maîtres.
De retour en France, il collaborera alors avec plusieurs artistes dans divers univers musicaux, il joue dans « Une merveille », en 2011, avec Tristan Nihouarn ancien membre du groupe Matmatah.
A partir de 2013 il intègre le groupe de Agop dans un style pop, avec lequel il foulera la scène du Zénith de Paris, il rencontre par la même occasion le producteur et compositeur Jean Alain Roussel (Bob Marie, Sting, The police…) avec qui il élabore de futurs projets. Robert Guediguian le sollicite en tant que musicien pour son film  » Unehistoire de fou » (2015).
Aujourd’hui âgé de 25 ans Levon perpétue les traditions arménienne à travers leduduk et le chant et vient de produire son premier album solo, « My World »

Lévon Khozian/doudouk,beloul

Né à Orange en 1982, son environnement familial lui permet de découvrir et de pratiquer la musique dès son plus jeune âge. Alors que son père lui transmet la pratique du chant et des instruments traditionnels, il débute parallèlement des études musicales classiques…

Tromboniste, tubiste, sonneur de cornemuses et tambourinaire, il est diplômé du CNR de Montpellier, du CFMI d’Aix-en Provence et titulaire du diplôme d’Etat de musique traditionnelle.

Il enseigne au Conservatoire de musique de Bollène et à l’Ecole de musique  intercommunale Rhône Lez Provence. Il dirige aussi divers ensembles et orchestres amateurs  locaux et participe à des projets artistiques en milieu scolaire dans le Vaucluse.

Musicien polyvalent, il joue avec des formations variées (Cie Barbaroque, Vendaqui, Belouga quartet…). En 2009, il croise la route de la culture arménienne grâce aux ensembles artistiques de la JAF Marseille avec qui il participe depuis à de nombreux concerts et spectacles. 

Valentin Conte/euphonium

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Les instruments

LE BELOUL

Le beloul est un instrument de la famille des bois originaire d’Arménie. Comme le doudouk et tous les instruments à vents arméniens, il est fabriqué dans le bois d’abricotier. Il en existe de différentes tailles et son timbre se rapproche du kaval bulgare. On peut le considérer comme l’ancêtre de la flûte traversière. 

Il se joue de biais, car il n’existe sur cet instrument  aucune embouchure, anche ou bec . Le musicien doit réussir à émettre un son en trouvant le bon angle d’attaque et souffler puissamment sur une arête du bulbe supérieur de l’instrument.

le beloul est utilisé dans la musique traditionnelle arménienne. Depuis quelques décennies il est aussi employé dans le Jazz.  

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LE DOUDOUK

Le doudouk est un instrument 3 fois millénaire. Il est utilisé dans toutes les occasions de la vie quotidienne.

Le corps généralement en bois d’abricotier possède le plus souvent 10 trous. L’anche double appelée ramich est faite d’une seule pièce de roseau aplati. La bague de régulation qui entoure l’anche permet de stabiliser le son.

Le doudouk possède une sonorité très douce et profonde.  En Arménie, il est considéré comme l’instrument emblématique de la musique traditionnelle. Il est généralement joué par 2 musiciens. Le premier interprète une mélodie tandis que le second musicien fait sonner une note sans interruption (Dam en arménien) par la technique du souffle continu.

LA CLARINETTE

Inventée à Nüremberg vers la fin du 17ème siècle par Johann Christoph Denner, la clarinette est un instrument de musique dont le modèle le plus représenté est la clarinette soprano en si bémol (sib). 

Cet instrument de la famille des bois est caractérisé par une anche simple et une perce quasi cylindrique.

On retrouve la clarinette dans de nombreux styles musicaux dont le jazz mais aussi notamment en musique classique et musique du monde. Contrairement au hautbois et au saxophone qui sont à perce conique, la perce de la clarinette est cylindrique. C’est pourquoi son timbre chaud pour le registre grave peut être perçant dans l’aigu.

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L’EUPHONIUM

L’euphonium est un instrument à vent de la famille des cuivres. Inventé au milieu du XIXème siècle il est apparenté aux tubas.

L’euphonium, possède une large perce conique et se tient verticalement, avec le pavillon dirigé vers le haut. Il comporte normalement un quatrième piston en plus des trois pistons essentiels.

Son timbre suivant son utilisation peut être à la fois très cuivré mais aussi très chaud et profond. Son registre lui permet autant de jouer le rôle de basse tout comme d’assurer des parties plus mélodiques.

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